Ma Boule de Neige·Mes romans

Et si je vous donnais un petit aperçu de « Ma boule de Neige » ?

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Illustration : Anastasia Yatsenko

La sortie de « Ma boule de Neige », prévue le 1er octobre 2016, approche à grand pas, et le stress monte. Aujourd’hui, plutôt que de vous parler de mon roman en long, en large, en travers… Je vous livre simplement quelques extraits, pour que vous puissiez vous faire une idée, voir si vous êtes susceptibles d’apprécier (ou pas, bien sûr !) Bonne lecture à vous 🙂

 

« Lorsque vous êtes amoureux, vous avez l’impression que votre histoire d’amour est unique. Le lien qui vous unit, votre complicité, votre fusion, tout dans votre couple est unique. Et puis un jour, votre homme vous dit qu’il ne sait pas s’il veut continuer. Il vous aime, mais il doute de vouloir finir sa vie à vos côtés. Tout doit changer, pour lui. Le changement commence par vous. Il prend sa décision en trois jours teintés de crises d’angoisse et d’une attente impossible : il finit par partir, définitivement, sur un simple message, comme on jetterait un meuble trop vieux ou trop encombrant. C’est fini.
Tout ce que vous croyiez vrai hier, avant-hier et la semaine dernière, tout cela n’existe plus. Vous repensez à ses « Je t’aime », à son corps contre le vôtre, à la manière dont il vous faisait l’amour, et vous vous demandez comment il a pu abandonner tout cela. Alors que vous étiez si uniques, ensemble… Vous pensiez naïvement que du haut de ses trente-deux ans et de ses multiples conquêtes, vous étiez la première à lui faire connaître un amour si fort. Vous vous trompiez.
— Tu sais, dis-je à Bertrand, j’ai réussi à me remettre en question. J’ai des défauts. Il y a des efforts que je n’ai même pas essayé de faire, car je pensais qu’il m’était acquis. Je l’avoue.
— Ce n’est pas ta faute, ce n’est pas toi qui as laissé tomber quatre ans d’une vie.
— C’est vrai. Mais j’ai conscience de ce qui nous a mené jusqu’ici. Des défauts que notre couple avait. Une séparation peut nous être bénéfique. Enfin, je pense… Pour que je reprenne enfin ma vie en main, et lui la sienne.
— Oui, sans doute.
Il n’en croyait pas un mot, je le voyais bien.
— La seule chose qui me terrifie, c’est qu’il ne revienne jamais. »

« Maël m’avait quittée comme on se rend chez le médecin. C’était une simple formalité, dont il devait se débarrasser avant de pouvoir entamer sa nouvelle vie sans regret. A présent, il ne lui restait rien de plus que sa routine, à ceci près qu’elle était encore plus triste qu’avant. Je l’aimais tellement ; comment faisait-il pour vivre sans amour ? Comment avait-il pu faire ce choix délibéré, comme s’il coulait de source qu’une femme amoureuse n’avait rien à faire auprès de lui  ?
Je laissai tomber ma tête dans mes mains. Devant Bertrand, j’avais joué une comédie presque parfaite. Je mentais sur toute la ligne. Je n’étais pas fière, ni digne, et encore moins courageuse. En réalité, je n’étais rien de plus qu’une personne triste. J’étais triste à mourir.
Un bruit dans l’entrée de mon appartement me fit bondir. Curieuse, je me levai de mon siège et me rendis dans mon vestibule, soulagée d’avoir une excuse pour penser à autre chose. Il valait mieux pour moi, en effet, me décoller de cet ordinateur de malheur et cesser de m’infliger un mal inutile en parlant à un homme qui ne reviendrait jamais.
Debout dans l’entrée, je constatai que rien n’avait bougé. Tout était parfaitement à sa place.
Alors que je m’apprêtais à tourner les talons pour aller m’affaler dans mon canapé, un bruit étouffé se fit de nouveau entendre.
Je m’approchai de la porte d’entrée à pas feutrés et collai un œil au judas. Rien. Le couloir de mon immeuble était aussi désert que la salle d’attente accueillant mes prétendants potentiels. J’entrouvris la porte et balayai le couloir du regard. Dépitée, je me rendis à l’évidence que ces bruits étaient sortis tout droit de mon imagination.
Alors que je posais ma main sur le rebord de la porte pour la refermer, mes yeux se posèrent sur quelque chose d’inhabituel. Une boîte blanche était posée sur mon paillasson. »

« Tous les soirs, je priais. Il était sans doute ridicule à notre époque de croire à une entité telle que Dieu, avec les découvertes scientifiques dont on nous inondait, et tous ces fins psychologues qui ne voyaient la religion que comme une création humaine. Ce n’était peut-être que ça, d’ailleurs. Mais je ne pouvais m’empêcher d’y croire. J’avais besoin de croire que quelqu’un, là-haut, m’écoutait me plaindre et me regardait pleurer. Peut-être qu’il ne pouvait pas accéder à ma demande, ou qu’il ne voulait pas, mais au moins, je me disais :  Il m’écoute. Tous les soirs je le saluais de la même manière : Désolée, c’est encore moi… Il m’écoutait raconter tout ce que j’avais fait de ma journée, tout ce que j’entreprenais pour être une personne meilleure, et j’étais alors sûre que si un jour cette force intervenait dans ma vie pour la rendre plus belle, elle le ferait pour mon bien. Même si cela impliquait de garder Maël éloigné de moi. C’est ce qui me permettait, chaque matin, de me mettre debout. Ce minuscule espoir que j’avais un ami quelque part, dans une autre dimension, qui allait tout arranger. »

Je pense que vous vous en doutez… Cet ami existe, mais pas dans une autre dimension ! 😉

J’espère que vous aurez davantage envie de découvrir Nadège et son mystérieux acolyte à travers une aventure de petits plaisirs simples, d’amitié et de sourires étoilés ! (enfin, pas si mystérieux que ça, l’acolyte !)

« Ma boule de Neige » sortira en ebook le 1er octobre, et si tout se passe bien, la version papier sera également disponible à cette date-là.

Je vous souhaite une bonne journée ! Quant à moi… Je pars entamer ma seconde vie, celle d’agent en gare parisienne ! Hé oui 😉

©Manon Grelha

9 réflexions au sujet de « Et si je vous donnais un petit aperçu de « Ma boule de Neige » ? »

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